Pumpkin craving! – La Salle Reus

Pumpkin craving! To celebrate Halloween we made these two amazing pumpkins. One happy pumpkin and one grumpy pumpkin. The kids did an amazing job at emptying them!

Once they were empty I craved their faces and the pumpkins finally came to life when we added the light in them! We all had a great time. Amazing job children!

Jetons L’ancre Dans le Port du Levant avec Saadet Özen

Vendredi 23 octobre, Saadet Özen, traductrice d’Amin Maalouf, a fait une intervention en ligne avec les élèves de 9ème sur le roman “Les Echelles du Levant”, qu’ils avaient au programme. La rencontre virtuelle s’est déroulée sous la forme d’une discussion au cours de laquelle Mme Saadet a pu expliquer toutes les étapes qui avait mené à la traduction. « C’est d’abord la maison d’édition qui m’a contactée pour que je traduise ce roman. J’ai adoré traduire ce livre », a-t-elle confié.    

« Est-ce que vous vous êtes identifiée au personnage du journaliste qui essaie de garder un témoignage historique des révoltes ? », ont demandé les élèves. « Quand je traduis, je garde de la distance avec le récit. Je n’ai pas le même rapport quand je traduis et quand je lis un roman. C’est très différent. Je m’attarde davantage sur le sens des concepts. Et puis, quand j’ai fini de traduire, je ne l’envoie pas immédiatement à la maison d’édition. Je relis la traduction à haute voix pour m’assurer que la langue est fluide et modifier quelques formulations si nécessaire », a-t-elle expliqué.  

La suite de la conversation s’est poursuivie sur des détails plus techniques de la traduction. Les élèves se sont demandés s’il était possible de traduire des expressions du français.  «La traduction est un processus de création. Il faut avoir un très bon turc et recréer du sens dans la langue cible », a-t-elle répondu. 

« L’humanité a vécu des traumatismes terribles au 20ème siècle. Ce roman parle des guerres qui ont eu lieu et nous les présente sans détours. Cela nous touche au plus profond de nous-mêmes. C’est un grand roman de la littérature mondiale qui viendra enrichir les récits disponibles en turc. Nous avons besoin d’histoires qui nous interrogent et ce roman le fait à merveille. » a-t-elle poursuivi.

L’heure consacrée à cette rencontre est passée si vite que nous sommes restés sur notre faim. Nous serons ravis de réorganiser une rencontre dès que les conditions sanitaires permettront à nouveau l’enseignement en présentiel. Nos élèves de 9ème ont désormais un regard neuf sur ce beau roman du Levant.

Message du Frère Visiteur

Ce 2 novembre 2020, nos écoles lasalliennes ont rendu hommage à Samuel Paty. A cette occasion, le Frère Visiteur de France, Jean-René Gentric, a envoyé un message à tous les chefs d’établissement du District.

« Enfants de l’école primaire, collégiens et lycéens, adultes, éducateurs, membres du personnel administratif et des services,

Ce n’est pas sans émotion que je m’adresse à vous ce matin en cette circonstance si particulière. Ces vacances avaient-elles à peine commencé que nous vivions le drame de Conflans sainte Honorine avec l’assassinat de cet enseignant. Il aurait pu être l’un de nos collègues, il aurait pu être notre enseignant. Ses élèves l’aimaient. C’était un homme libre, il enseignait la liberté.

Plus tard, trois chrétiens étaient égorgés à Nice. Ils étaient venus en cette basilique pour prier, pour confier à Dieu leurs soucis, leurs familles, pour rendre visite au seigneur : leur ami, leur confident, celui en qui ils avaient pleine confiance, celui qui savaient les écouter, les apaiser.

Ce matin, au lendemain de ces événements douloureux, nous reprenons le chemin de notre école, de notre classe, de notre salle des professeurs, de notre bureau, heureux d’y retrouver nos amis, avec qui nous avons envie, non seulement de parler, mais d’être en proximité, d’être rassurés, d’être en confiance. Et cet espace nous l’aimons parce que c’est un espace bienveillant, nous désirons qu’il soit empreint de fraternité, c’est à dire habité par la fraternité et peut-être aussi, même si ce n’est pas toujours naturel et facile, par l’amitié. Nous ne sommes pas l’ami de tous mais nous voulons, pour chacun, qu’il soit heureux. Nous voulons participer à son bonheur. Ainsi se construit, au jour le jour, la fraternité. Chacun, au fond de son cœur pourra dire : « je n’en suis pas capable, je ne suis pas assez tolérant, je n’aime pas mon voisin, ma voisine, mon collègue » Très juste ! Alors comment, moi là où le suis, vais-je construire la paix ?

Je suis comme le colibri de la forêt amazonienne qui devant le feu s’activait en allant chercher quelques gouttes avec son bec pour éteindre le feu le tatou lui dit : « tu es fou, quelques gouttes pour éteindre le feu ! » il lui répondit : « je le sais, mais je fais ma part ». Alors, sans tarder, mettons-nous au service de la fraternité. Nous qui aimons les notes : quelle note je m’attribue en fraternité ? Pas celle que je donne à mon voisin, à ma voisine, à mon collègue, mais à moi-même : c’est mon cœur qui met la note alors ai-je la moyenne ? Mon cœur me répond : « tu as beaucoup de possibilités et tu peux donc progresser ».

L’apôtre saint Paul, prophète de l’amour par excellence donc des valeurs qui nous touchent, qui touchent tous les hommes depuis 2000 ans, qui que nous soyons, quelles que soient nos convictions, dans une de ses lettres écrit ceci : « tenez bon les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’évangile de la paix ». Chaque matin désormais enfilons les « chaussures de la paix ». St Jean-Baptiste de la salle nous dit « l’amour de dieu vous presse ». Laissons-nous embraser par cet amour. »

Frère Jean-René GENTRIC
Visiteur Provincial

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